Revue de livre : « Homéopathie et psychanalyse », séminaire de l'INHF-Paris
Compte rendu critique du séminaire du 15 février 2005 : un titre alléchant, une impression finale « plutôt mitigée ».
2005 · Philippe Colin
Texte du fonds
L'auteur se dit lui-même réticent devant le vitalisme homéopathique, et cherche pourtant s'il existe une version du vitalisme qui soit tenable aujourd'hui.
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Plus de 3 100 mots. Le texte s'attaque à l'un des concepts les plus contestés du corpus homéopathique : l'énergie vitale.
Marchat commence par un constat : la question vitaliste est importante pour l'avenir de l'homéopathie, bien qu'elle ne soit guère traitée explicitement dans les articles, communications et livres de la discipline. Un vitalisme sous-tend pourtant, écrit-il, la pratique et les conceptions de nombreux praticiens. Il précise aussitôt sa position personnelle : il en fait partie des réticents, parce que ce vitalisme empêche selon lui d'approfondir les relations de l'homéopathie aux données scientifiques modernes. Il s'interroge depuis des années sur l'attachement du milieu à un concept d'énergie vitale présenté comme fondamental sans que l'on dise jamais vraiment en quoi.
L'appui principal du texte est Georges Canguilhem, cité pour cette formule : « il ne s'agit pas de défendre le vitalisme d'un point de vue scientifique. Il s'agit de le comprendre d'un point de vue philosophique » (Notes sur la place faite en France à la philosophie biologique, Revue de métaphysique et de morale, juillet-octobre 1947, p. 326). L'auteur mobilise aussi La connaissance de la vie (Hachette, 1952 ; nouvelle édition Vrin, 1965) et Guillaume Le Blanc, La vie humaine (PUF, 2002).
C'est le texte le plus autocritique du fonds, et l'un des plus solidement référencés. Il faut souligner ce que Canguilhem lui-même y concède et que l'auteur reprend : le vitalisme n'est pas défendable comme thèse scientifique. Le texte cherche à le sauver comme catégorie philosophique, ce qui est un projet distinct.
Ce texte provient du fonds documentaire que ce domaine hébergeait avant son expiration. Il est reproduit tel qu'il a été publié, à des fins documentaires et de conservation, et n'engage que son auteur. Il reste la propriété de son auteur, Philippe Marchat. Toute demande de retrait ou de correction est honorée : écrivez à contact@stratinet.fr.
Adresse d'origine : /v1/textes/plaidoyer-pour-un-neo-vitalisme.pdf
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