L'homéopathie et le mythe scientifique de la fondation de l'agir dans le savoir
Une critique de la croyance selon laquelle la thérapeutique découlerait de la recherche fondamentale : l'auteur soutient que l'arsenal moderne doit…
Philippe Marchat
Texte du fonds
Le texte le plus long du fonds : plus de 7 000 mots. Foucault en exergue, Rousseau, Laplantine : une lecture anthropologique de l'homéopathie comme fait culturel.
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C'est la pièce maîtresse de l'archive par la taille. Philippe Colin l'ouvre sur une citation de Michel Foucault placée en exergue : « la maladie n'a sa réalité et sa valeur de maladie qu'à l'intérieur d'une culture qui la reconnaît comme telle » (Maladie mentale et psychologie, PUF, 1954, rééd. 2002, p. 71).
L'auteur pose d'abord la double polarité de l'anthropologie : l'être humain comme individu dans sa globalité somatique et psychique, toujours saisi dans son contexte social et culturel, et l'étude ethnologique des populations particulières, de leurs cultures et de la façon dont on y répond à la maladie. Rousseau est convoqué comme figure inaugurale de cette approche.
Le développement central mobilise l'anthropologie médicale de François Laplantine. Colin y rappelle le rapprochement que celui-ci opère entre le principe de similitude et la vaccination (inoculer le mal atténué pour susciter les défenses de l'organisme) et cite la formule de Pasteur devant l'Académie des sciences le 26 avril 1880 : « le médecin donne du sucre au diabétique, de l'alcool à l'alcoolique sevré, des principes inflammatoires à l'infecté et au fébrile » (Laplantine, 1986, p. 185). Sont examinées aussi l'homéopathie médicinale populaire (appliquer de la chaleur sur une brûlure, donner des tisanes chaudes dans la fièvre) et la médecine des signatures.
C'est le texte de l'archive dont la valeur documentaire est la plus indépendante de la controverse : il décrit des systèmes de représentation de la maladie et leur circulation culturelle. On notera cependant que le rapprochement avec la vaccination, récurrent dans la littérature homéopathique, ne tient pas sur le plan pharmacologique : un vaccin contient une quantité mesurable d'antigène et son effet est mesurable, ce qui n'est pas le cas des hautes dilutions.
Ce texte provient du fonds documentaire que ce domaine hébergeait avant son expiration. Il est reproduit tel qu'il a été publié, à des fins documentaires et de conservation, et n'engage que son auteur. Il reste la propriété de son auteur, Philippe Colin. Toute demande de retrait ou de correction est honorée : écrivez à contact@stratinet.fr.
Adresse d'origine : /v1/textes/Elements-anthropologie-medecine-homeopathique.pdf
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2007 · Philippe Colin et Philippe Marchat
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