Le principe de similitude : ce que « similia similibus curentur » veut dire
« Que les semblables soient soignés par les semblables. » La formule tient en cinq mots latins et fonde toute la doctrine homéopathique depuis 1796.…
La teinture mère est une préparation hydroalcoolique obtenue par macération ou percolation d'une plante fraîche, désignée TM. Elle constitue le rang zéro de l'échelle des dilutions homéopathiques, avant la première dilution décimale ou centésimale, selon des règles précises de la Pharmacopée française.
En 2026, celle-ci y consacre encore une monographie entière, preuve que le terme désigne une réalité technique précise, non un simple synonyme de macérat.
Une teinture mère désigne, en pharmacie, une préparation hydroalcoolique obtenue par macération d'une plante fraîche, ou plus rarement d'une matière animale, dans un mélange d'eau et d'alcool. Dans l'échelle des dilutions homéopathiques, elle occupe le rang zéro, avant la première dilution décimale (1DH) ou centésimale (1CH) : la souche théorisée par Samuel Hahnemann, à partir de laquelle les dilutions successives sont élaborées.
La Pharmacopée reconnaît deux procédés, selon la richesse en eau de la plante et la monographie retenue.
La macération se déroule en plusieurs étapes :
La percolation, moins fréquente, fait passer le solvant en continu à travers la matière tassée dans un percolateur, sans contact prolongé.
La Pharmacopée impose aussi l'identification botanique précise de la matière première (nom scientifique, organe végétal, origine géographique le cas échéant) et un contrôle analytique (marqueurs chimiques, pureté). Ces exigences visent la traçabilité de la fabrication, non l'efficacité clinique du produit fini, question distincte relevant de la recherche pharmacologique.

La littérature grand public confond souvent la teinture mère homéopathique et l'extrait hydroalcoolique de phytothérapie, deux préparations aux logiques distinctes.
| Critère | Teinture mère homéopathique | Extrait de phytothérapie |
|---|---|---|
| Finalité | Souche destinée à être diluée (1DH, 1CH, etc.) | Produit fini, sans dilution ultérieure |
| Cadre réglementaire | Monographies de la Pharmacopée homéopathique | Compléments alimentaires ou médicaments à base de plantes |
| Préparation | Macération ou percolation, titre fixé par monographie | Extraction hydroalcoolique, paramètres variables |
| Usage prévu | Matière première du procédé homéopathique | Consommation directe, hors dilution |
Cette confusion brouille la frontière entre souche pharmaceutique et produit de consommation fini.
Ce que dit la doctrine : selon le principe de similitude théorisé par Samuel Hahnemann, la teinture mère est réputée porter les propriétés de la plante dont elle est issue ; les dilutions successives transmettraient une action apparentée à la substance de départ, atténuée à chaque étape.
En 2026, les synthèses disponibles n'établissent pas de supériorité de l'homéopathie par rapport au placebo dans des essais contrôlés, un débat documenté par Sciences et Avenir en 2019 à propos du laboratoire Boiron.
Ce qu'énonce la doctrine n'équivaut pas à un fait scientifique validé. Pour toute question d'usage, seul un médecin ou un pharmacien peut répondre selon une situation individuelle.
· L'huile essentielle, extrait aromatique obtenu par distillation ; la teinture mère, solution hydroalcoolique obtenue par macération.
· Contenant alcool et principes actifs, elle peut présenter des risques d'interaction ou d'allergie ; question à poser à un pharmacien.
· Le macérât est obtenu par macération dans une huile végétale, la teinture mère dans un mélange eau-alcool.
· Depuis les travaux de Samuel Hahnemann, fin du XVIIIe et début du XIXe siècle.
Une préparation hydroalcoolique obtenue par macération d'une plante fraîche dans un mélange d'eau et d'alcool ; en homéopathie, la souche de départ avant la première dilution (1DH ou 1CH).
Par macération, contact prolongé de la plante avec l'alcool, puis pressurage et filtration, ou par percolation, où le solvant traverse lentement la matière tassée dans un appareil dédié.
Ce repère reste général, non un mode d'emploi validé : les usages rapportés décrivent des gouttes diluées dans un verre d'eau, plutôt que prises pures, et prises à distance des repas. Cela documente une pratique rapportée, non une posologie : seul un médecin ou un pharmacien peut préciser le moment et la manière adaptés à une situation et un contexte de santé donnés.
Les usages rapportés décrivent le plus souvent une dilution dans un verre d'eau plutôt qu'une prise pure. Seul un professionnel de santé, médecin ou pharmacien, est habilité à répondre selon la situation de chacun.
L'action de modifier la couleur d'un support par un colorant, en cosmétique ou en confection, un sens distinct de la teinture mère pharmaceutique.
En phytothérapie et en homéopathie, les plantes le plus souvent proposées pour le sommeil sont la valériane, l'aubépine et la passiflore, citées à titre informatif, sans allégation d'efficacité démontrée. Le choix entre elles reste un avis à demander à un pharmacien, seul apte à évaluer une situation individuelle et d'éventuelles interactions. La teinture mère reste une préparation encadrée par la Pharmacopée, définie par son procédé d'extraction et son rang de départ dans l'échelle homéopathique, non par un usage promis. Distinguer ce que la doctrine a formulé de ce que les études établissent aujourd'hui évite toute confusion entre définition pharmaceutique et allégation thérapeutique. Seul un médecin ou un pharmacien reste habilité à conseiller sur une question de santé.
À lire ensuite
« Que les semblables soient soignés par les semblables. » La formule tient en cinq mots latins et fonde toute la doctrine homéopathique depuis 1796.…
Un nosode est une préparation homéopathique obtenue à partir d'un produit pathologique ou d'un agent infectieux, selon le principe de l'isopathie où…
« Dans les hôpitaux homéopathiques, la mortalité du choléra était deux fois moindre. » L'argument est répété depuis 1832. Il repose sur des chiffres…